Jeux
Olympiques / droits de l'homme : Amnesty
International a publi un nouveau rapport sur la conduite de la Chine
en matiere de droits Les autorités chinoises n’ont pas tenu leur promesse
d’améliorer la situation des droits humains dans le pays et ont trahi
les valeurs fondamentales de l’olympisme, selon un nouveau rapport d’Amnesty
International.
Cependant
quelques heures après l'exécution de trois meurtriers, le Premier
ministre japonais Yasuo Fukuda a déclaré qu'il était favorable
au maintien de la peine de mort, "Au Japon, l'opinion majoritaire
est que la peine capitale doit être maintenue. Donc je ne vois
pas la nécessité de modifier ce que nous avons fait jusqu'ici",
a dit M. Fukuda aux agences de presse des pays du G8. "Mais
nous devons aussi garder un oeil sur les courants de l'opinion
mondiale", a-t-il ajouté.
Le
nouveau mistre japonais, Okiharu Yasuoka, nommé le 1er Aout 2008
a déclaré qu'il allait poursuivre les exécutions de criminels, en
soulignant que la peine de mort était défendue par une majorité
de Japonais. "Plus de 80% de la population soutient la peine
capitale et je pense qu'elle doit être maintenue", a dit Okiharu
Yasuoka, 69 ans, devant les journalistes. Il remplace Kunio Hatoyama,
qui avait été surnommé par un quotidien "la Faucheuse" en
raison du nombre record d'exécutions qu'il avait approuvées. source
AFP
Nombre
de condamnée à mort : 103
Nombre
d'exécution depuis le 25 décembre 2006 : 23
Le
Japon avait connu un moratoire de 15 mois qui s'était achevé
le 25 décembre 2006; les exécutions avaient été
interrompues en raison des convictions abolitionnistes au ministre
de la Justice de l'époque, Seiken Sugiura.
INDONESIE
: plusieurs
executions : Deux Nigérians inculpés de trafic de drogue ont été
exécutés en Indonésie, le 26 juin - puis, une execution le 10 juillet,
1 autre le 18 juillet, 3 exécutions le 19 juillet. Il y a
au mois 108 condamnes a mort en Indonesie.
LIBERIA
: la peine de mort rétablie pour stopper la criminalité ( 27
juillet 2008 )
L'Assemblée
nationale du Libéria a unanimement approuvé la loi rétablissant la
peine de mort pour lutter la montée de la criminalité dans le pays.
La loi votée par l'assemblée a été promulguée par la présidente Ellen
Johnson Sirleaf, rapporte la presse locale. Selon les nouvelle dispositions,
toute personne reconnue coupable d'acte criminel, sera pendue en public.
Le rétablissement de la peine capitale, abolie en 2000, est lié à
la montée de la criminalité dans la capitale Monrovia où, au cours
des deux derniers mois, plus de 300 vols à mains armées ont été signalés.
Les combattants de la guerre civile (1989-2003) et d'anciens policiers
sont souvent accusés dans ces actes criminels. Des organisations de
défense de droits de l'Homme ont critiqué la décision arguant que
le Libéria est signataire de conventions internationales qui plaident
contre la peine de mort. source ; http://www.ouestaf.com/Liberia-la-peine-de-mort-retablie-pour-stopper-la-criminalite_a1927.html
Conseil
de l'Union Européenne/ Liberia :
Déclaration
de la Présidence au nom de l’Union européenne
L’Union
européenne exprime sa très vive préoccupation après la promulgation
au Liberia d’une loi rétablissant la peine de mort pour certains
crimes.
Elle
rappelle que le Liberia avait aboli la peine de mort en 2005 pour
tous les crimes. En signant, en septembre 2005, le second protocole
facultatif du pacte international relatif aux droits civils et
politiques, le Liberia s’était engagé à prendre toutes les mesures
en vue d’abolir la peine de mort.
Une
telle décision de réintroduction de la peine de mort est un signal
extrêmement inquiétant allant à l’encontre de la tendance observée
depuis de nombreuses années en Afrique et dans le monde. L’Union
européenne réaffirme de nouveau son opposition au recours à la
peine de mort en toutes circonstances. Elle estime que l’abolition
de cette peine contribue au renforcement de la dignité humaine
et au développement des droits de l’Homme. Elle considère la peine
de mort comme un châtiment cruel et inhumain ainsi qu’une violation
du droit à la vie. Elle rappelle que le caractère dissuasif de
cette peine n’est pas démontré, et que son application rend irréparables
les erreurs judiciaires.
L’Union
européenne exhorte le Liberia à respecter ses engagements ainsi
que les normes internationales relatives aux droits de l’homme.
Attachant une très grande importance au fait qu’aucune exécution
n’a été appliquée dans ce pays depuis 2000, l’Union européenne
appelle instamment le Gouvernement et le Parlement libériens à
abolir, en droit comme en pratique, le recours à la peine de mort.
La
Turquie, la Croatie* et l’ancienne République yougoslave de Macédoine*,
pays candidats, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro
et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d’association
et candidats potentiels, l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège,
pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi
que l’Ukraine, la République de Moldavie, l’Arménie et la Géorgie
se rallient à la présente déclaration.
*La
Croatie et l’ancienne République yougoslave de Macédoine continuent
à participer au processus de stabilisation et d’association.
SOURCE
:
http://www.diplomatie.gouv.fr
7
août 2008 - Le Liberia déclare ne pas être signataire des protocoles
proscrivant la peine de mort
Le
gouvernement libérien a précisé mercredi qu'il n'est pas signataire
des protocoles proscrivant la peine de mort, en réaction au tollé
suscité par le vote récent d'une loi recommandant l'application
de la peine capitale contre les auteurs de crimes de sang. Le
secrétaire chargé de la presse à la présidence, Cyrus Badio, a
déclaré mercredi, à Monrovia, que de plus amples informations
sur la position du Libéria sur la question de la peine de mort
seront bientôt rendues publiques. LIRE
LA SUITE
26
août 2008 - Intervention du Haut-Commissariat aux Droits
de l'Homme des Nations Unies
Le
Comité des droits de l'homme, l'organe des Nations Unies chargé
de surveiller la mise en oeuvre du Pacte international sur les
droits civils et politiques, a exprimé mardi sa préoccupation
face à une loi signée par la présidente Libéria prévoyant la peine
capitale pour un certain nombre de crimes.
La
présidente Ellen Johnson Sirleaf a signé le 22 juillet une loi
sanctionnant de « la peine de mort par pendaison ou prison à vie
sans libération conditionnelle » les cas d'homicide intervenus
lorsqu'un « crime de vol à main armée, de terrorisme ou de piraterie
» a été commis, indique un communiqué.
Le
Comité des droits de l'homme rappelle que le Libéria a signé le
Second Protocole optionnel au Pacte international qui vise à abolir
la peine de mort. Aux termes de son Article 1, tout Etat signataire
s'engage à ce que « personne se trouvant sous sa juridiction ne
sera exécuté ». D'autre part, les Etats signataires doivent prendre
toutes les mesures nécessaires pour abolir la peine de mort en
droit. La loi libérienne du 22 juillet constitue donc une claire
violation des obligations du Libéria, affirment les membres du
Comité des droits de l'homme, qui exhortent les autorités à réviser
d'urgence cette loi et à maintenir dans l'intérim le moratoire
en place depuis 1979.
source
: www.un.org
Orientations
de l'UE concernant la peine de mort - conclusions du Conseil (le 16
juin 2008)
Le
Conseil a adopté les conclusions suivantes: "Le Conseil rappelle l'adoption,
le 29 juin 1998, des orientations de l'UE concernant la peine de mort.
De toutes les orientations de l'UE concernant les droits de l'homme,
celles concernant la peine de mort sont les premières à avoir été
adoptées, ce qui illustre la priorité donnée par l'UE à la question
de la peine de mort. Ces orientations sont progressivement devenues
un instrument concret capital de la politique en matière de droits
de l'homme que mène l'UE à l'égard des pays tiers.
Le Conseil a adopté la version révisée et mise à jour des orientations
de l'UE concernant la peine de mort, dont le texte figure dans le
document 10015/08, et rappelle qu'œuvrer en faveur de l'abolition
universelle de la peine de mort est un objectif qui fait partie intégrante
de la politique de l'UE en matière de droits de l'homme.
Le
Conseil note que depuis l'adoption de ces orientations, il y a de
cela dix ans, des progrès considérables ont été accomplis dans le
monde entier sur la voie de l'abolition de la peine de mort. L'adoption,
l'année dernière, par l'Assemblée générale des Nations unies, d'une
initiative interrégionale appelant à un moratoire sur l'application
de la peine de mort constitue, aux yeux du Conseil, une avancée significative
à cet égard. Le Conseil attire l'attention sur la proclamation en décembre
2007 d'une "Journée européenne contre la peine de mort", devant se
tenir le 10 octobre de chaque année.
Le
Conseil réitère l'opposition de l'Union européenne à la peine de mort
dans tous les cas et en toutes circonstances. L'abolition de la peine
de mort contribue au renforcement de la dignité humaine et au développement
progressif des droits de l'homme. Aussi le Conseil regrette-t-il que
certains États maintiennent encore la peine de mort. Nous engageons
l'ensemble de ces États à abolir la peine de mort, si nécessaire par
l'instauration immédiate d'un moratoire sur son application en vue
de son abolition."
ONU
/ ETATS-UNIS : Le
système judiciaire américain pêche par « manque de transparence ». C’est
une des conclusions auxquelles est parvenu le Rapporteur spécial des
Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires,
après une mission officielle de 15 jours qui l’a conduit à Washington,
en Alabama, au Texas et à New York. lire la
suite ...
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George
Bush autorise l'exécution d'un soldat américain pour la première fois
depuis plus de cinquante ans condamné à mort pour meurtre et viol
Lundi 28
juillet Georges Bush a autorisé l'exécution d'un soldat américain condamné
à mort pour meurtre et viol. Alors qu'il était membre de l'armée américaine,
le soldat Ronald A.Gray a été condamné à la peine de mort pour de nombreuses
accusations de meurtres et de viols. Depuis vingt ans, après avoir été
jugé et condamné à la peine capitale par la cour martiale de Fort Bragg
en Caroline du Nord. Il était détenu depuis 1988 à Fort Leavenworth
au Kansas. Il était jugé pour plusieurs meurtres, tentative de meurtre
et viols commis en 1986 et 1987. La porte-parole de la Maison Blanche
à indiqué : - " Bien qu'approuver la condamnation à mort d'un membre
de l'armée soit une décision sérieuse et difficile à prendre pour un
commandant en chef. Le président estime que la nature de cette affaire
ne laisse aucun doute sur le fait que la condamnation soit juste et
méritée ".
Contrairement
aux personnes jugées par une cour civile, les membres des forces armées
américaines ne peuvent être exécutés qu'après accord du chef de l'Etat
ce qui implique la signature de celui-ci pour que l'exécution d'un soldat
soit effective.C'est la première fois depuis plus de cinquante ans qu'un
chef d'Etat Américain autorise l'exécution d'un soldat condamné à mort.John
Kennedy lors d'une condamnation à mort d'un soldat américain en 1962.
Avait préféré commuer l'exécution en prison à perpétuité. Le dernier
président à avoir autorisé une telle exécution pour un militaire est
le président Dwight Eisenhower en 1957. Le soldat condamné à la peine
capitale en 1957, avait été condamné pour le viol et tentative de meurtre
sur une jeune fille de 11 ans. Mais il avait fallu quatre ans pour qu'il
soit finalement pendu en 1961.
La porte-parole
de la Maison Blanche, Dana Perino à déclaré : - " Le Président Bush
a accepté ce matin la recommandation du ministre des armées d'approuver
la condamnation à mort du soldat Ronald A. Gray. Confirmant la condamnation
de la cour martiale pour de multiples accusations de meurtre et de viol,
commis alors qu'il était membre de l'armée ". SOURCE : http://www.come4news.com
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AFFAIRE
MEDELIN : La Cour suprême américaine refuse de surseoir
à l'exécution d'un Mexicain
WASHINGTON
- La Cour suprême des Etats-unis a refusé mardi de surseoir
à l'exécution d'un Mexicain condamné pour meurtre
au Texas, malgré plusieurs interventions, dont celle du secrétaire
général de l'Onu Ban Ki-moon.
"La demande
de sursis à l'exécution de la peine de mort... est rejetée",
a dit la Cour suprême.
La majorité
a fait valoir que Jose Ernesto Medellin, 33 ans, n'a pas subi de préjudice
lorsque les autorités ne l'ont pas informé en temps voulu
de son droit à une assistance consulaire.
La Cour
internationale de Justice (CIJ) avait ordonné le 16 juillet dernier
à Washington la suspension de son exécution, ainsi que
celle de quatre autres ressortissants mexicains, car ils n'avaient pu
profiter en temps voulu d'une assistance consulaire pendant la procédure
judiciaire, comme le prévoit la Convention de Vienne.
Dans la
journée de mardi, le secrétaire général
de l'ONU, Ban Ki-Moon avait appelé les Etats-Unis à respecter
les décisions de la CIJ. "Les Etats-Unis doivent prendre toutes
les mesures pour garantir que l'on surseoira à l'exécution
de ce citoyen mexicain", a-t-il déclaré dans un entretien
avec une chaîne de télévision locale.
Les avocats
avaient déposé une dernière requête devant
la Cour suprême, la plus haute juridiction des Etats-Unis et seule
à même d'obliger le Texas à surseoir à l'exécution.
Le Mexique
s'est plaint que ses ressortissants dans le couloir de la mort n'étaient
pas informés de leurs droits.
Après
une première décision en 2004 de la CIJ demandant aux
Etats-Unis de réviser les procès de 51 Mexicains, dont
cinq dans le couloir de la mort, le président Bush avait en effet
demandé aux Etats concernés d'étudier les situations
au cas par cas.
Mais les
juges texans ont toujours refusé de se plier aux ordres de la
CIJ et du président arguant de la séparation des pouvoirs
et assurant qu'ils n'étaient pas liés par la décision
de la CIJ, ce qu'a depuis confirmé la Cour suprême.
Le département
d'Etat américain a dit mardi avoir fait tout son possible pour
venir en aide à M. Medellin. "C'est une situation difficile",
a dit un porte-parole Kurtis Cooper. "Nous avons une obligation légale
internationale indiscutable qui entre en contradiction avec la loi de
l'Etat" texan.
Lundi,
le bureau des recours en grâce avait également rejeté
la demande de M. Medellin, au grand dam de ses avocats qui ont estimé
dans un communiqué sa décision "contre les intérêts
de la Nation" puisqu'elle met en danger "la sécurité de
milliers d'Américains voyageant et vivant à l'étranger".
(©AFP
/ 06 août 2008 05h09)
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Déclaration
de la présidence au nom de l'Union européenne concernant l'exécution
de M. José Medellin aux Etats-Unis (Texas)
Le : 11.08.2008
L’UE regrette
profondément, qu’en dépit de ses appels répétés et des décisions de
la Cour internationale de justice, M. José Medellin, ressortissant mexicain,
ait été exécuté le 5 août dernier dans l’Etat du Texas aux Etats-Unis.
L'UE réaffirme
à nouveau son opposition à la peine de mort, quelles que soient les
circonstances. La peine de mort porte en effet atteinte à la dignité
humaine. Il n’y a pas en outre de preuve irréfutable que la peine de
mort ait un effet dissuasif et toute erreur judiciaire dans l’application
de la peine de mort est irréversible et irréparable.
L'UE appelle
les Etats-Unis à instituer un moratoire sur les exécutions en vue de
l'abolition de la peine de mort conformément à la résolution du 18 décembre
2007 adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies.
L’UE regrette
vivement que M. Medellin n’ait pu bénéficier de son droit à l’assistance
consulaire prévu par la Convention de Vienne sur les relations consulaires
du 24 avril 1963 et que les autorités texanes n’aient pas pris en compte
la décision de la Cour internationale de Justice du 16 juillet dernier
ordonnant la suspension de son exécution ainsi que celles de quatre
autres ressortissants mexicains.
L’UE appelle
l’État du Texas à suspendre l’exécution de ces quatre détenus.
L’UE invite
les autorités américaines tant au niveau fédéral qu’à celui de l’État
du Texas à prendre les mesures législatives nécessaires pour donner
une suite adéquate aux décisions de la Cour Internationale de Justice.
L’UE appelle
les Etats-Unis à respecter l’ensemble de leurs obligations internationales
et notamment à mettre tout en œuvre pour que les droits des ressortissants
étrangers au regard des conventions internationales, telles que la Convention
de Vienne de 1963, ratifiées par les Etats-Unis soient effectivement
respectés.
La Turquie
et la Croatie*, pays candidats, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro
et la Serbie, pays du processus de stabilisation et d'association et
candidats potentiels, l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège, pays
de l'AELE membres de l'Espace économique européen, ainsi que l'Ukraine,
la République de Moldavie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan se rallient à
la présente déclaration.
* La Croatie
continue à participer au processus de stabilisation et d'association.
http://www.ue2008.fr/PFUE/lang/fr/accueil/PFUE-08_2008/PFUE-11.08.2008/PESC_execution_medellin
CONSEIL
DE L'EUROPE / ETATS-UNIS/AFFAIRE MEDELLIN
Communiqué
de presse - 570(2008)
Exécution
au Texas : les Etats-Unis doivent cesser d’appliquer le droit international
« à la carte »
Déclaration
de Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
Strasbourg,
06.08.2008 – ''Je suis extrêmement préoccupé par l’exécution
du ressortissant mexicain José Medellin, intervenue hier au Texas. M. Medellin
n’avait pas été informé de son droit à une assistance consulaire au
moment de son arrestation, alors que les Etats-Unis sont juridiquement
tenus de garantir ce droit en vertu de la Convention de Vienne de 1963
sur les relations consulaires. Cette attitude est regrettable de la
part d’un pays qui proclame haut et fort son attachement à la primauté
du droit. De surcroît, les autorités judiciaires sont ouvertement passées
outre à l’ordonnance de sursis à l’exécution rendue par la Cour internationale
de justice au motif du non-respect du droit à une assistance consulaire.
J’ai écrit en juillet à la Commission des grâces et des libérations
conditionnelles du Texas pour demander la suspension de cette exécution,
mais celle-ci est restée sourde à mon appel, tout comme à ceux lancés
par le Gouvernement mexicain, le Secrétaire général de l’ONU et plusieurs
autres gouvernements et organisations internationales.
Il ne s’agit
pas ici de mettre en doute la culpabilité de M. Medellin. Celui-ci
a été reconnu coupable d’un crime particulièrement horrible et méritait
d’être puni.
Ce qui
est en jeu, c’est d’une part la question de la peine de mort, qui est
rejetée par la grande majorité des pays démocratiques et civilisés,
et d’autre part l’attitude des Etats-Unis d’Amérique – et de ses Etats
– consistant à appliquer ''à la carte'' le droit international.
L’exécution de M. Medellin n’est donc pas seulement une violation
des droits de l’homme et de la dignité humaine. C’est aussi une provocation
arrogante qui porte atteinte aux mécanismes collectifs mis en place
pour garantir la paix et la sécurité dans le monde.''
Division
de la Presse du Conseil de l’Europe
Tel: +33 (0)3 88 41 25 60
Fax:+33 (0)3 88 41 39 11
pressunit@coe.int
www.coe.int/press
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ONU
/ AFFAIRE MEDELLIN
L'exécution
d'un condamné à mort mexicain au Texas viole une décision de la
CIJ
8
août 2008 Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits
de l'homme (HCDH)
a exprimé vendredi sa grave préoccupation après l'exécution d'un
condamné à mort mexicain au Texas en dépit d'une décision de la plus
haute juridiction des Nations Unies.
José Ernesto Medellin, ressortissant mexicain, a été exécuté par injection
mortelle il y a trois jours dans l'Etat du Texas, une décision qui
contrevient directement à une ordonnance de la Cour internationale de
justice (CIJ) s'imposant
aux Etats-Unis.
Le HCDH souligne que « les Etats-Unis ont l'obligation de droit
international de respecter les décisions de la CIJ, obligation qui ne
peut être ignorée pour des raisons d'ordre constitutionnel nationaux
», affirme un communiqué.
Le Haut Commissariat souligne que l'ordonnance de la CIJ, qui imposait
aux Etats-Unis de suspendre les exécutions de ressortissants mexicains
qui n'auraient pas eu accès à une assistance consulaire au cours
de leur procès, reste valide pour 50 ressortissants mexicains condamnés
à mort.
«
Le caractère terminal de la peine de mort rend essentielle une attention
scrupuleuse aux garanties instaurées par le droit international, dont
l'accès aux services consulaires », indique le communiqué.
SOURCE
: http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=17035&Cr=Etats-Unis&Cr1=Mexique
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TEXAS
- LAW OF PARTIES
21/08/2008
- Complice et mentalement perturbé, un condamné à
mort emblématique au Texas
WASHINGTON
- Atteint d'une maladie mentale et condamné à mort pour
complicité de meurtre: Jeffery Lee Wood, qui doit être
exécuté jeudi soir au Texas, cumule à lui seul
deux arguments emblématiques des opposants à la peine
capitale aux Etats-Unis.
Le Texas
(sud), qui détient de loin le record du pays avec 413 exécutions
depuis 30 ans (sur 1.119), dont neuf dans les trois derniers mois, est
l'un des seuls Etats qui autorise la condamnation à mort de celui
qui ne tenait pas l'arme.
Sept condamnés
seulement ont été exécutés pour ce motif
depuis le rétablissement de la peine de mort aux Etats-Unis en
1976, et aucun depuis 1996.
Dans le
cas de Jeffery Lee Wood, âgé de 35 ans, l'homme convaincu
du meurtre d'un gérant de magasin lors d'un braquage, Daniel
Reneau, a été exécuté en 2002. Pendant son
procès, l'accusation avait estimé qu'il était "la
personne principalement responsable du crime tandis que le rôle
de Wood était secondaire", selon le Centre d'information sur
la peine de mort.
"M. Wood
n'a jamais pris la vie de quelqu'un de ses propres mains", ont expliqué
ses avocats dans un communiqué. Il était "à l'extérieur,
dans la voiture, au moment du meurtre" et n'a été impliqué
dans ce braquage qu'"en raison de sa longue maladie mentale qui l'a
rendu facilement manipulable", ont-ils ajouté.
Après
dix ans d'enfermement à l'isolement 23 heures sur 24 dans le
couloir de la mort, ses conseils ont demandé au gouverneur du
Texas un mois de délai, afin d'évaluer sa santé
mentale, en rappelant qu'il avait déjà été
déclaré irresponsable une première fois avant son
procès.
La Cour
suprême a en effet interdit en 1986 que soient exécutés
des condamnés trop perturbés mentalement pour comprendre
ce qui va leur arriver et pourquoi. Mais elle n'a pas défini
sur quels critères on peut conclure que quelqu'un est "capable"
ou "incapable de comprendre".
"Si une
personne est malade mentale mais capable de comprendre, les décisions
(...) dépendent du jugement individuel des gouverneurs ou des
jurys", explique à l'AFP Richard Dieter, directeur du Centre
d'informations sur la peine de mort.
Ainsi,
en mars 2008, Richard Taylor, condamné à mort pour le
meurtre d'un gardien de prison 27 ans plus tôt alors qu'il était
gravement schizophrène, a-t-il vu sa peine commuée en
prison à perpétuité au Tennessee (sud). Kelsey
Patterson en revanche a été exécuté en mai
2004 au Texas, malgré un diagnostic de paranoïa et de schizophrénie
antérieures à son acte criminel.
La Cour
suprême de Pennsylvanie (est) a récemment autorisé
que deux détenus dans le couloir de la mort soient soignés
avec des "médicaments psychotropes, administrés de force
si nécessaire, pour les rendre capables de comprendre" et pouvoir
les exécuter.
"C'est
la nature haïssable de notre peine capitale, qui n'a pas grand
chose à voir avec la logique et certainement rien à voir
avec la compassion", a commenté pour l'AFP Rick Halperin, président
de la Coalition texane pour l'abolition de la peine de mort.
Le cas
de Raymond Riles, dans le couloir de la mort depuis le 2 avril 1976,
est emblématique de l'ambiguité qui règne autour
des condamnés atteints de maladies mentales. Après avoir
reporté trois fois son exécution, le Département
texan des affaires criminelles n'a plus planifié de date depuis
1986, sans pour autant le sortir du couloir de la mort.
(©AFP
/ 21 août 2008 09h08)
La cour
fédérale a finalement accordé un sursis en début
d'après-midi pour sa maadie mentale (et non parce qu'il n'était
pas le meurtrier). L'exécution de Jeffery Lee Wood est donc ajournée.
La
chaise électrique dans les fêtes foraines ... mais
finalement interdite. Ouf !
Au
Luna Park de Frejus, la chaise électrique ne fait pas rire
tout le monde
FREJUS
(AFP) On envoie le courant. Dans un parallélépipède de verre, sous
des néons bleuâtres, l'homme s'agite, se contorsionne, crie, de
la fumée sort de ses godillots puis sa tête retombe: ce simulacre
d'exécution sur une chaise électrique a lieu au Luna Park de Fréjus
où elle ne fait pas rire tout le monde.
"Quand
mon fils a vu ça, il est parti en courant. Une attraction comme
celle-là n'a pas sa place ici", dit Sabrina, 28 ans.
Christelle,
42 ans, qui est venue en famille, est "toute retournée": "il ne
faut pas oublier qu'il y a des gens qui vivent ça. Ce n'est pas
un sujet de plaisanterie", dit-elle.
La
"chaise électrique" qui avait été interdite par la direction du
Luna Park de Milan le mois dernier à la suite de protestations d'associations
et de particuliers, appartient à Stéphane Camors, 40 ans, un forain
qui se défend de vouloir faire passer un quelconque "message".
"C'est
comme mon dragon ou mon King Kong, juste un décor de mon manège.
Il n'y a aucun symbole, aucun message. N'y voyez surtout pas une
apologie de la peine de mort. C'est juste un truc pour faire rire
les gens", explique-t-il.
M.
Camors dont le père était lui-même forain, est propriétaire d'un
train fantôme, surmonté d'un dragon vert qui voisine avec un mort-vivant.
Il a acheté l'attraction controversée pour 10.000 dollars, l'année
dernière, dans un salon professionnel, à Orlando aux Etats-Unis,
où des attractions encore plus "gore" étaient, paraît-il, exposées.
Vêtu
d'une combinaison bleu clair, le mannequin dont le visage est recouvert
d'une cagoule, est en latex. Il est actionné par un vérin hydraulique
synchronisé. M. Camors déclenche le mécanisme à volonté mais de
préférence, précise-t-il, quand il n'y a pas de petits enfants à
proximité.
L'agonie
dure environ une minute. Le visage est recouvert d'une cagoule.
Des gens sortent leurs portables, d'autres filment (la scène circule
sur internet). Certains rient. Beaucoup ne sont pas choqués du tout.
A la
différence de son collègues milanais, le propriétaire du Luna Park
de Fréjus Serge Dumont prend fait et cause pour son forain au nom
de "la liberté d'expression".
"Chacun
ses goûts, on ne peut pas empêcher certaines personnes de se réjouir
et d'autres de s'offusquer. Il peut y avoir le musée des horreurs
et le musée de la gaieté. Cela fait partie de la liberté d'expression.
La France devient le pays des interdits, moi je voudrais bien qu'on
interdise de payer les impôts", tranche M. Dumont qui reçoit l'AFP
devant sa maisonnette, adjacente au Luna Park.
Il
n'est pas besoin d'insister beaucoup pour que les passions suscitées
par la peine de mort ressurgissent: "Ca va peut-être faire réfléchir
certaines personnes. Il y a ceux qui prennent des vies, qui tuent
des gosses, pourquoi nous, on ne ferait pas pareil ?", interroge
Marie-Jeanne, 47 ans, vivement soutenue par une amie.
Pour
M. Dumont, ce n'est pas le simulacre d'exécution qui est choquant,
c'est la récidive: "quand je vois des violeurs qui sortent de prison
et qui recommencent quinze jours après, voilà ce qui me choque".
Mais
le maire UMP de Fréjus, Elie Brun, ne l'entend pas de cette oreille.
Il a exprimé son "mécontentement" et devait demander, dans un courrier
adressé à M. Dumont, d'"interdire cette attraction".
M.
Camors compte présenter sa chaise électrique cet automne à la fête
à Neu-Neu, au bois de Boulogne, à Paris.