Le bulletin d'Anthony

N°16 - mars 2006

 

Sommaire :

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Édito

Enfin c’est arrivé !! Anthony Graves peut être rejugé !!!! Nous attendions tous cette décision  qui paraît normale, depuis 2003, sans oser y croire… Nous sommes au Texas : encore 6 exécutions en ce début d’année. Vous trouverez un commentaire précis du jugement de la Cour fédérale ainsi que les différentes options qui s’offrent à l’Etat pour poursuivre ou ne pas poursuivre l’affaire. La thèse du procès suivi d’une nouvelle condamnation à mort n’est pas évoquée dans ce bulletin car il n’a été porté à notre connaissance, à ce jour, aucun fait qui pourrait faire douter de l’innocence d’Anthony Graves. Mais un revirement de situation peut toujours être possible. L’ex-procureur Sebesta, bien qu’il ne soit plus en activité reste influent sur le Comté de Burleson et nous ne devons pas oublier malheureusement la triste réputation du Texas qui n’est que le reflet d’une triste réalité … Alors que certains Etats accordent des sursis aux condamnés qui remettent en cause la constitutionnalité de l’exécution létale pour sa cruauté, le Texas continue à tuer.

Isabelle

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Le dossier d'Anthony Graves : actualités

Une très bonne nouvelle pour Anthony Graves !

 

 Dans une décision de 20 pages du 3 mars 2006, la Cour Fédérale du 5ème circuit a renversé la décision de la Cour du District du 16 février 2005 et renvoyé l’affaire pour instruire l’ordonnance d’Habeas Corpus à moins que l’Etat du Texas décide de rejuger Anthony Graves dans un délai raisonnable.

 

Il s’agissait pour la cour fédérale du 5ème circuit, d’apprécier si la suppression des deux témoignages faits par Carter la veille du procès d’Anthony Graves et non divulgués par le procureur Sebesta, auraient pu ou non modifier le verdict du jury. La cour de District sur les recommandations du juge-magistrat Froeschner avait jugé que ces témoignages n’étaient  pas matériels en s’appuyant notamment sur les multiples déclarations contradictoires de Robert Carter. Cette affaire était examinée au regard de la jurisprudence Brady v. Maryland, 83 S.Ct 1194 (1963).

 

Aprés avoir rappelé les conditions de matérialité d’une preuve exigées par le droit Brady, les juges ont argumenté leur décision de la façon suivante :

 

Ils rappellent en premier lieu que Robert Carter était le témoin principal de l’Etat et qu’Anthony Graves qui ne s’était jamais auto-incriminé devant la police avant son procès,  avait nié devant le Grand-Jury, toute implication dans les assassinats et avait expliqué où il se trouvait la nuit des crimes.

 

Puis les juges analysent les preuves produites au procès.

 

La première concernait de soi-disant déclarations incriminatoires qu’aurait faites Anthony Graves et qui auraient été entendues par l’interphone de la prison par des employés. Les juges constatent que ces personnes  étaient dans l’incapacité de reconnaître la voix d’Anthony Graves de l’endroit où elles se trouvaient et qu’elles étaient aujourd’hui incapables d’en rapporter les commentaires.

 

La seconde preuve et seule preuve physique, concernait un couteau à cran d’arrêt acheté par le précédent employeur d’Anthony Graves et qui était analogue à celui qu’il avait lui-même donné à Anthony Graves. Les juges rappellent le contenu des expertises : « L’expert médical a attesté que les blessures du couteau sur les victimes correspondaient à ce couteau ou un couteau avec une lame semblable.  L’expert médical de Graves a attesté qu’un large éventail de couteaux avec des dimensions similaires à cette lame correspondaient aussi aux blessures des victimes y compris aux trous dans le crâne d’une victime». Les juges ajoutent qu’aucune des armes du meurtre n’ont été retrouvées et ils en concluent : « En conséquence, il est évident d’après le rapport que l’Etat comptait sur le témoignage de Carter pour parvenir à la condamnation de Graves. »

 

C’est dans ce contexte que les juges examinent ensuite la matérialité des deux témoignages supprimés.

 

a-       La première déclaration non divulguée de Robert Carter : il avait commis les meurtres seul.

Les juges considèrent que cette déclaration était extrêmement favorable à Anthony Graves ; elle aurait fournit à ses avocats « une munition puissante » pour un contre-interrogatoire de Robert Carter. Ce témoignage était « particulièrement significatif » parce que c’était son premier témoignage où il s’incriminait sans impliquer Anthony Graves. Devant le Grand-Jury, il avait soutenu qu’Anthony Graves n’était pas impliqué mais il avait aussi nié avoir commis les meurtres.

Les juges rappellent dans leur décision que Robert Carter avait expliqué au Grand-Jury qu’il avait incriminé Anthony Graves pendant l’enquête parce qu’il y était contraint : « devant le Grand-Jury, Carter a témoigné ainsi : je ne pouvais pas faire de mal à quiconque, mais pendant l’interrogatoire, entre sept et huit heures ou plus, on m’a dit que l’on avait suffisamment de preuves contre moi pour me donner la peine de mort. Je sais que je n’ai rien fait de mal. Je sais que je n’étais pas à Somerville comme ils disent. Ils disent qu’ils savent que je n’ai rien fait, mais que je sais qui l’avait fait et ils veulent que je donne un nom alors j’ai essayé de leur dire que je ne connais personne. Et en étant mis sous pression, étant offensé, dans la confusion, et ne sachant pas quoi penser, j’ai dit Anthony Graves ; c’est sorti de ma tête. »  

 

Les juges du 5ème circuit constatent que l’Etat avait  effectué un travail difficile au procès pour persuader le jury que Carter était un témoin crédible malgré ses nombreuses déclarations incohérentes.

 

Ainsi l’Etat avait  expliqué au jury, que Robert Carter avait disculpé Anthony Graves lors du Grand-Jury parce qu’il avait été menacé par lui. Or selon la Cour fédérale, si les jurés avaient su que la veille du procès Robert Carter maintenait à nouveau qu’il avait agit seul, l’argument des menaces auraient eu moins de poids sur leur décision. « Si la défense avait été capable de contre-interroger Carter sur le témoignage supprimé, ceci aurait pu faire hésiter un ou plusieurs jurés pour rejeter la version des événements  faite par Carter au procès».

 

Mais, « encore plus énorme que la non-divulgation par le  procureur Sebesta du plus récent témoignage de Carter, est sa tactique délibérée au procès pour obtenir le témoignage de Carter et de l’officier en chef de l’enquête, le Ranger Coffman, que le Procureur savait faux et conçu affirmativement pour laisser croire au Jury que Carter n’avait fait aucun témoignage tendant à discriminer Graves »

Le Proureur Sebesta avait en effet utilisé un jeu de questions qui obligeaient Carter et le Ranger Coffman a répondre par l’affirmative ; il donnait ainsi une image cohérente de Carter incriminant Anthony Graves.

 

   b- Le témoignage supprimé de Carter déclarant que Cookie avait participé activement les meurtres.

La veille du procès, après être avoir passé un examen au détecteur de mensonges, Robert Carter avait finit par admettre au procureur que Cookie était sur la scène des crimes et qu’elle tenait  le marteau. Un accord avait été conclu entre Sebesta et Carter pour qu’aucune question ne lui soit posée au procès sur Cookie en échange de l’incrimination d’Anthony Graves.

Le témoignage n’a pas été mentionné à la défense ; mais au cours du procès, le procureur Sebesta a signalé subrepticement le test passé par Carter et son échec. Il a aussi demandé à Carter de confirmer l’accord conclu entre eux.

Les juges de la cour fédérale ont considéré « la déclaration de Sebesta concernant le détecteur de mensonges, ses réponses […] et l’interrogatoire de Carter comme une tromperie et une tentative pour éviter de divulguer la preuve de l’implication directe de Cookie ».

 

Ils jugent aussi que la déclaration sur l’implication directe de Cookie est disculpante pour plusieurs raisons. Tout d’abord, la théorie de chacune des parties sur le nombre de personnes impliquées dans les meurtres reposait seulement sur le nombre de victimes et le nombre d’armes utilisées. La défense pensait que deux personnes pouvaient être impliquées mais que les poursuites contre Cookie pendant l’enquête n’était qu’un moyen de pression exercé par le procureur pour que Carter incrimine Anthony Graves.

Ensuite, si la défense avait été au courant de ce témoignage, elle aurait pu l’utiliser pour démontrer que ces deux personnes étaient Carter et Cookie plutôt que Carter et Anthony Graves. 

Enfin l’accord conclu entre Carter et Sebesta pour qu’aucune question ne soit posée sur l’implication de Cookie « fournit un argument plus fort à Graves que Carter était en train de mentir sur l’implication de Graves pour sauver Cookie ». 

 

c . Les deux déclarations considérées ensemble ?

 

La cour du 5ème circuit considère que les deux déclarations prises ensemble, (la première déclaration de  Carter qu’il avait  commis les meurtres lui-même, puis celle où il admettait l’implication directe de sa femme) sont matérielles. « Si les deux déclarations avaient été transmises à Graves à temps, il aurait pu démontrer que (1) les meurtres avaient été commis par Carter seul ou par Carter et Cookie (2) que le plan de Carter depuis le commencement était de disculper Cookie, mais une histoire où il aurait agit seul n’était pas croyable ; il a donc impliqué Graves ainsi l’accusation aurait accepté son histoire et aurait refusé de poursuivre Cookie. » Pour la cour, si les deux déclarations avaient été révélées, l’approche de la défense aurait pu être bien différente et « probablement hautement décisive. »

 

Les juges déclarent donc ces deux témoignages comme matériels et autorisent de rejuger l’affaire.

 

« Carter a fait plusieurs déclarations incohérentes au cours de l’enquête et pendant la période précédent le procès. Dans certaines, il a nié toute implication, dans d’autres il s’est impliqué lui-même et Graves, et ensuite, juste avant qu’il témoigne contre Graves, il a fait les déclarations en question dans cet appel, acceptant sa pleine responsabilité comme étant le seul meurtrier et plaçant sa femme Cookie comme une participante active dans les meurtres. Si la défense avait connu la déclaration plaçant Cookie sur la scène et la condition continue de Carter qu’il ne témoignerait que si on ne l’interrogeait pas sur l’implication de Cookie, la défense aurait pu expliquer chaque déclaration impliquant Graves comme un moyen de protéger Cookie. Comme indiqué ci-dessus, ces déclarations sont particulièrement importantes dans cette affaire parce que l’accusation de Graves repose presque entièrement sur le témoignage de Carter et il n’y a aucune preuve directe le reliant à Carter ou à la scène des meurtres autre que le témoignage de Carter. En plus, la déclaration de Carter qu’il a commis les crimes seul est importante en tant que c’est la seule déclaration où il disculpe Graves alors qu’il s’implique lui-même. »

 

Que va-t-il se passer maintenant ?

 

Les juges viennent donc d’accorder l’habeas corpus ; en d’autres termes, ils viennent d’invalider la condamnation à mort d’Anthony Graves. L’Etat dispose d’un délai de 180 jours  pour décider de rejuger Anthony Graves s’il le souhaite.

 

Il peut aussi demander le réexamen de l’appel par les 15 juges de la Cour du 5ème circuit. L’Etat peut aussi faire appel de cette décision auprès de la Cour Suprême. D’après les spécialistes, il est peu probable que l’Etat utilise ces deux recours qui pourraient ne pas aboutir. La Cour Suprême n’accepterait sûrement pas d’examiner la décision du 5ème circuit et il y a peu de chance que la Cour du 5ème circuit  accepte de réviser une décision prise à l’unanimité par trois de ses juges.  

 

Si l’Etat décide rejuger Anthony Graves, ce nouveau procès se tiendra sans doute dans le Comté de Burleson avec un jury de 12 citoyens. Il est possible qu’Anthony Graves soit  rejugé car les crimes commis étaient réellement terribles (quatre enfants, une adolescente, une femme adulte); mais l’Etat n’a plus son témoin principal qui a été exécuté et les preuves de l’innocence d’Anthony Graves sont nombreuses selon le Texas Innocence  Network.        

L’Etat osera-t-il faire témoigner l’ex-procureur, Sebesta, alors que la Cour fédérale vient de qualifier ses actes de « tromperies » et de mettre à jour son inconduite dans cette affaire ?

L’ex-procureur Sebesta, après cette décision est amer. Dans un article de la presse locale de Brenham, il tente de démontrer sa bonne foi au point d’annoncer qu’il passera un test au détecteur de mensonges pour prouver qu’il n’a pas cherché à cacher délibérément des témoignages. Il déclare aussi aux citoyens de Brenham, la petite ville où réside la famille d’Anthony Graves :

 « Passer un test au détecteur de mensonges ne ramènera pas un tueur « au sang froid » dans le couloir de la mort, mais cela pourra aider à exposer le sentiment « anti-peine de mort » qui semble faire surface à l’intérieur des cours fédérales.

Est-ce que je crois que Graves est coupable ? Vous parlez qu’il l’est ! Pourtant en même temps, je respecte la décision de la Cour même si je ne suis pas d’accord avec elle .»

 

La famille des victimes quant à elle, est bouleversée par cette décision qu’elle ne peut pas admettre.

 

« C’est agaçant de savoir que nous avons passé le procès, que l’Etat a fait son travail ; il a été condamné et nous sommes encore à attendre une justice » a déclaré Danitra Davis au journaliste du Houston Chronicle.

« Nous ne savons même pas s’ils ont eu tous les responsables pour tout ceci » ; « Nous ne nous sentons pas en sécurité parce que nous ne savons pas ce qui s’est passé ». Murray Davis veut que Graves ou quiconque qui a participé aux meurtres sache qu’un acte de violence propage pour la vie une toile d’affliction qui relie les membres de la famille survivante. « Ce qu’ils ne réalise pas, c’est que c’est ainsi chaque année quand leurs anniversaires approchent et au moment de l’anniversaire des événements. » Murray sait que les étudiants de l’université de Houston de St Thomas, membre de l’université de Houston, siège de l’Innocence Network, affirment qu’ils ont découvert une preuve qui innocente Graves. Elle ne sait pas de quelle preuve il s’agit mais voudrait la voir. « Je sais qu’Anthony Graves est l’enfant de quelqu’un » dit-elle. « S’il y a quelque chose qu’ils pourraient nous montrer pour nous convaincre (de son innocence), je pense qu’ils devraient le faire»  - Victims' kin saddened by new trial in slayings - Six members of family died in '92 attack at home - Harvey Rice - Houston Chronicle - 6mars 2006 –

 

La famille d’Anthony au contraire déborde de joie. Voici le message adressé par Arthur le 4 mars :

 

Bonjour à tous !

 

Je suis Arthur le frère d’Anthony. Je vous envoie un message à tous pour vous faire savoir qu’il y a eu une merveilleuse nouvelle qui m’a été transmise par Nicole Casarez ;  il y a eu une décision favorable pour Anthony par la cour d’appel du 5ème circuit. Je suis si excitée !!! Ma famille, moi et tous nos amis et supporters sommes heureux par cette nouvelle. Ma mère est restée sur le lit criant de joie et remerciant Dieu pour la décision, et aussi vous, les supporters qui avaient aidé Anthony durant toutes ces années, ce qui a permis de continuer le combat. Nous n’aurions pas pu le faire sans vous. Merci un million de fois !!! Les mots ne peuvent pas exprimer notre gratitude pour les choses que vous, les supporters avaient faites pour Anthony et notre famille entière. Merci, merci, merci. Merci pour vos prières si vous priez. Merci pour vos dons si vous avez fait de quelconques dons tangibles et même pour vos paroles d’encouragement. Merci complètement pour votre soutien inébranlable depuis le début. Je sais que pour Anthony c’est un grand jour, s’il a déjà eu la nouvelle. Bien que les choses paraissent bonnes et en notre faveur, nous ne devons pas commencer à nous endormir. Nous devons continuer à prier pour la victoire totale d’Anthony. Poursuivez le soutien par les dons et les prières. Anthony rentrera à la maison avec votre soutien continu. Nous vous aimons. Et encore, merci.   

 

Anthony Graves pense qu’il faut se tenir prêt pour un nouveau procès. Il souhaiterait faire appel à son premier avocat Dick Deguerin, un avocat renommé qui connaît déjà son dossier. Ces avocats envisagent de faire une demande de caution qu’ils ont peu d’espoir d’obtenir.

 

A ce jour nous n’en savons pas plus, mais dans la perspective d’un nouveau procès, nous allons redoubler nos efforts pour financer cet avocat dont les honoraires pourraient s’élever à 150 000 dollars ; c’est du moins le prix d’un nouveau procès. Si un nouveau procès n’avait pas lieu et si Anthony Graves était libéré, l’argent récolté servirait à sa réinsertion dans la société (Anthony Graves achève sa 14ème année d’enfermement…), à poursuivre son action en faveur de l’abolition de la peine de mort qu’il a pu concrétiser grâce à l’association Des Mains Unies pour la Justice et à réaliser son vœu : aider les autres détenus.

Isabelle

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Actualité de l'association

Les réunions mensuelles :

L’association organise désormais une réunion mensuelle à l’attention de ses adhérents et toutes les personnes intéressées. Ces réunions ont lieu à Lyon, généralement le samedi matin de 10h à 12h. 

L’ordre du jour se décompose en deux parties :

1) l’actualité de la peine de mort et l’actualité du dossier d’Anthony Graves

2)    réunion de travail (réservée aux volontaires)

2 réunions ont déjà eu lieu : les 4 février et 11 mars 2006. La prochaine réunion a lieu le 8 avril à 10 h. Pour connaître les dates et le lieu de ces réunions appelez Isabelle au 06 25 29 44 12.

Le temps des cerises :

C’est la fête organisée chaque année en juin par les éditions du Mont Popey, autour des livres et des cerises du mont Popey. Cette année, elle aura lieu le 25 juin 2006 en hommage à Anthony Graves et Léonard Peltier.

Au programme : randonnée le matin, l’après-midi présentation des poètes sauvages, lectures, concert de musique classique avec un quator. Cette journée simple et fraternelle se déroulera sur le Mont Popey, une jolie petite colline des Monts du Lyonnais (Canoux, Ancy 69)

Réservez cette date !!!

Contact : Albert Guignard : 04.74.05.86.47 - http://montpopey.free.fr/

Pétition poétique :

 

Les éditions du Mont Popey et le site du Vampire Actif lancent une pétition poétique autour du poème d’Anthony Graves « Des âmes semblables » qui s’achève par la question «Mais toi qui es-tu ? ». Des artistes de tous horizons sont appelés à répondre a la question « Qui suis-je ? »

Adressez vos textes par e-mail : vampire-actif@hotmail.fr ou à Albert Guignard, Canoux, 69490 Ancy

http://vampireactif.free.fr/

 

 

L’association sera présente à la manifestation annuelle de Feyzin (69) « Le Monde est mon village », le 11 juin 2006 ; il nous faut des volontaires pour préparer et tenir le stand !!!

 

 

A prévoir cet été ou cet automne : les deux  documentaires sur l’affaire des West Memphis 3: « Paradise Lost the Child murders at Robin Hood Hills » et « Revelations Paradise Lost 2 »; l’association participera activement à leur sortie en salles.

Envoi de courriers pour récolter des fonds pour aider Anthony Graves : des lettres- types et dossiers de presse sont à votre disposition : demandez- les à Isabelle : 06.25.29.44.12 ISABELLEPERIN@aol.com

 

Des livres à acheter ...

Des Ames Unies à Anthony

Ecrits, poèmes et entretiens

Publié par les éditions du Mont Popey

Bon de commande

Sing a Testimony

 

 

Gospels

 

Paroles et musique d’Arthur Curry

 

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Poems for Anthony

 

Une collection de 54 poems écrits par 19 prisonniers    

 

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Actualité de la peine de mort

Bilan de l’année 2005 aux Etats-Unis :

Les condamnations à mort diminuent : depuis 1990, 300 condamnations à mort en moyenne sont prononcées par ans. Mais depuis 2004, il est clair que le nombre de condamnations à mort est en chute. En 2005, il n’y a eu que 106 condamnations contre 125 en 2004 et 276 en 1999, soit une baisse de 55% par rapport en 2004.

Dans le Comté de Harris, la région la plus meurtrière du Texas, il n’y a eu que 2 condamnations à mort en 2005.

De plus en plus souvent, les jurés et les procureurs préfèrent opter pour des condamnations à perpétuité plutôt que la peine capitale, même pour des meurtres commis par des tueurs en série. 

 

Face au nombre important de libérations suite à des erreurs judiciaires, les jurés doutent de plus en plus de la procédure judiciaire. Mais surtout, ils ont tendance à penser que la peine de mort n’a pas d’utilité et qu’une peine prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle est suffisante. Les familles des victimes expriment aussi de plus en plus souvent leurs souhaits de ne pas voir l’accusé mis à mort.

 

Le nombre d’exécutions  est stable depuis 2 ans : 60 exécutions en 2005, 59 en 2004. Des Etats qui n’avaient pas pratiqué d’exécutions au moins depuis  2003 ont repris les exécutions en 2005 : Californie, Connecticut, Delaware, Mississipi.

 

La répartition régionale des exécutions est sensiblement modifiée : 72% des exécutions ont été pratiquées par les Etats du Sud contre 85% en 2004 et 23% par les Etats du Midwest contre 12% en 2004.

 

La population des couloirs de la mort est en déclin depuis 5 ans de 8%, atteignant 3 373 détenus fin 2005. La Californie conserve le couloir de la mort le plus important avec 649 condamnés, puis viennent le Texas : 409 condamnés, la Floride 388, la Pennsylvanie 231, Ohio 196. 

Cette population est composée de 45% de personnes noires, 42% de personnes blanches et 10% de latino.

Les chiffres du jour :

-  1015 exécutions depuis 1976

-  361 exécutions au Texas

-  80% des victimes de crimes capitaux sont de couleur blanche

250 millions de dollars : c’est le coût de 11 exécutions en 27 ans en Californie

 

Evolution de la peine de mort aux Etats-Unis ce premier trimestre 2006 :

-  Une nouvelle libération, celle de John Ballard condamné à mort en Floride ; il est le 123ème condamné à mort innocenté depuis 1973 et le 22ème en Floride.

-  La question de la constitutionnalité de l’injection létale a été à nouveau soulevée en 2005/2006 dans plusieurs affaires et plusieurs Etats. La Cour Suprême a accepté d’examiner l’affaire de Clarence Hill (Floride). 7 autres détenus qui avaient soulevés ce moyen se sont vus accorder un sursis soit par la Cour Suprême, soit par une cour fédérale ou une cour d’appel :

 

L’affaire de Michael Morales a fait l’objet de débats importants en Californie et assez révélateurs sur l’impuissance d’un Etat à rendre une exécution non cruelle ! On peut donc espérer que si la Cour Suprême rend inconstitutionnelle l’injection létale, aucune autre méthode ne pourra la remplacer. Dans l’affaire Morales, un juge fédéral avait demandé à changer le contenu du protocole de l’injection létale pour la rendre moins cruelle. La dose de barbiturique était augmentée et nécessitait la présence d’anesthésistes à l’exécution mais les médecins se sont opposés pour des raisons d’éthique. L’Etat a donc suspendu l’exécution pour une durée indéterminée. 

 

Les exécutions prévues en 2006 :


Mars 29*   Kevin Kincy - Texas
Avril
         4    Harvey Robinson - Pennsylvanie
         6    Michael Singley - Pennsylvanie
       11   Tedor Davido - Pennsylvanie
       21* Willie Brown Jr.- Caroline du Nord
       25* Pedro Sosa - Texas
       26* Marvin Wilson - Texas
       26   Eric Moffett - Mississippi
       27* Derrick Frazier - Texas
       27* Dexter Lee Vinson - Virginie
Mai
         2*   Joseph Clark - Ohio
         4*   Jackie Wilson - Texas
        10*   Angel Resendiz - Texas
        12*   Jerry Conner - Caroline du Nord
        16*   Derrick O'Brien - Texas
        17*   Jermaine Herron - Texas
        24*   Jesus Aguilar - Texas
Juin
         6*   Timothy Titsworth - Texas
        20*   Lamont Reese - Texas
        28*   Paul Reid - Tennessee
        28    William Rogers - Tennessee
Juillet
        19*   Mauriceo Brown - Texas
        19*   John Spirko - Ohio
Août
         3*   William Wyatt Jr. - Texas
   28*  Elijah Page – Sud Dakota (volontaire)
        30*   Billie Wayne Coble - Texas
Octobre        

        27*   Gregory Summers - Texas

* date considérée sérieuse

 

Pour connaître les autres exécutions des mois à venir et consulter les actions urgentes: http://people.smu.edu/rhalperi/ - http://www.amnesty.org/ - http://www.ncadp.org/

 

© 2005 Association Des mains Unies pour la Justice - Reproduction avec accord de l'association


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