Le bulletin d'Anthony

N°17 - septembre 2006

 

Sommaire :

sommaire

Édito

Le 12 septembre est la date limite pour libérer ou rejuger Anthony Graves ; le 12 septembre est aussi la date d'exécution de son ami Farley Matchett. Nous ne ne devons pas l'oublier malgré l'émotion que nous fait vivre ces derniers instants avant une échéance tant attendue.

Cet été, les exécutions se sont succédées aux Etats-Unis, même dans des états qui n'avaient pas pratiqué d'exécutions depuis plusieurs années. Il est parfois difficile de croire que l'abolition dans le monde avance. Pourtant, de moins en moins de pays ont recours à la peine de mort. Et même si un président européen fait part publiquement de son goût pour cette sentence, plus importants sont les propos du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe qui a dû encore rappeler que " L'application de la peine de mort viole les plus fondamentaux des droits de l'homme, le droit à la vie et le droit à ne pas être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. La peine capitale n'a en effet pas sa place dans des sociétés civilisées et démocratiques régies par la prééminence du droit. Elle n'est tout simplement pas compatible avec les valeurs européennes ". Quant à nous qui sommes déjà convaincus, nous ne retiendrons que ces mots du Commissaire : " Il reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser et informer le public sur cette question. Il faut en particulier mener des activités éducatives et de sensibilisation contre le recours à la peine de mort, particulièrement auprès des médias et de l'opinion publique. Nous devons démontrer que l'abolition de la peine de mort contribue à renforcer la dignité humaine et à conforter l'expansion progressive des droits de l'homme. "

Isabelle

sommaire

Le dossier d'Anthony Graves : actualités

Depuis le 3 mars 2006, date à laquelle la Cour fédérale du 5ème circuit a renversé la condamnation à mort d'Anthony Graves, notant que rien ne le reliait aux meurtres commis en 1992 dans la petite ville de Sommerville au Texas, le dossier d'Anthony Graves n'a pas eu d'évolution sensible ; mais dans les prochains jours, nous pourrions en savoir un peu plus sur son avenir.

L'Etat du Texas a déposé un appel (certiorari) auprès de la Cour Suprême des Etats-Unis qui pourrait se prononcer sur l'examen ou non de la demande fin septembre ou début octobre.

En attendant, l'Etat du Texas a jusqu'au 12 septembre pour libérer ou rejuger Anthony. Un report de ce délai avait été demandé à la Cour de district ; mais le juge Kent l'a refusé car selon la cour il y a peu de chance que la Cour Suprême accepte d'examiner le recours de l'Etat et si elle le fait, il est peu probable qu'elle renverse la décision de la Cour fédérale du 5ème circuit.

La cour de District devrait dans les prochains jours transférer Anthony Graves de la prison de Polunsky, le quartier des condamnés à mort, à une autre prison puisqu'il n'est plus condamné à mort.

La Cour de District doit aussi se prononcer dans les prochains jours sur la libération sous caution demandée par les nouveaux avocats d'Anthony Graves.

Anthony Graves bénéficie de la défense de nouveaux avocats privés : M. Blackburn et M. Mullin du cabinet d'avocats Mullin Hoad & Brown. Nicole Casarez, actuellement professeur à l'université de St Thomas à Houston et qui a permis de sauver Anthony Graves en enquêtant sérieusement sur l'affaire avec ses étudiants dans le cadre du Texas Innocence Network, fait aussi partie de l'équipe d'avocats.

Si Anthony Graves est rejugé, son procès sera entièrement financé par la société Mullin Hoad & Brown. Par contre nous n'avons pas à ce jour de donateur pour le paiement d'une éventuelle caution.

Si Anthony Graves est libéré, il continuera à bénéficier du soutien financier et matériel de notre association pour sa réinsertion dans la société. L'avenir de l'association dépendra des nouvelles orientations envisagées par lui pour poursuivre ce combat contre la peine de mort.

isabelleperin@aol.com

sommaire

L'innocence

Depuis 1973, 123 personnes ont été innocentées et libérées des couloirs de la mort. La dernière libération a été celle de John Ballard, le 6 février 2006.

Il est difficile de connaître le nombre exact de condamnés à mort innocents exécutés depuis 1976 ; mais grâce aux enquêtes menées par des medias et des réseaux d'innocence, nous savons que des personnes ont été mises à mort pour des crimes qu'elles n'avaient pas commis.

Ruben Cantu , latino de 26 ans, dont l'affaire a été enquêtée par les journaux " Houston Chronicle " et " San Antonio Express-News " a été exécuté en 1993 pour le meurtre d'un homme lors d'un vol à San Antonio (Texas) ; aujourd'hui, le procureur et la présidente du jury qui l'avaient condamné ont des doutes sur sa culpabilité ; le témoin principal de l'accusation qui avait été blessé lors du cambriolage affirme que Ruben Cantu n'était pas le tireur ; il a témoigné contre lui au procès sous la pression de la police. Le co-accusé de Ruben Cantu qui avait plaidé coupable dans le meurtre mais n'avait pas témoigné au procès de Ruben Cantu a déclaré sous serment que Ruben n'avait pas participé au meurtre. Le procureur de San Antonio vient de décider de ré-ouvrir officiellement une enquête pour déterminer s'il était coupable au non, 13 ans après son exécution.

Larry Griffin, noir, 40 ans, a été exécuté en 1995 par l'Etat du Missouri ; jusqu'à sa mort, il n'a pas cessé de clamer son innocence La seule preuve contre lui était le témoignage d'une personne qui soutenait l'avoir vu sur la scène du crime. Une enquête menée par le NAACP Legal Defunse and Educational Fund prouve que Larry Griffin était réellement innocent. Le premier policier présent sur la scène du crime et la soeur de la victime déclarent aujourd'hui que ce supposé témoin n'était pas présent lorsque le meurtre a eu lieu. De plus, une autre victime qui avait été seulement blessée lors du meurtre mais qui n'avait pas été appelée à témoigner affirme que Griffin qu'il connaissait, n'était pas dans la voiture d'où les coups de feux ont été tirés. Selon le NAACP trois hommes actuellement en prison pour d'autres meurtres pourraient être les coupables ; le procureur a ré-ouvert l'enquête.

En 2004, au Texas, Cameron Todd Willingham, est exécuté par l'Etat du Texas pour meurtre lors d'un incendie volontaire ; il était blanc et avait 36 ans. En décembre 2004, le Chicago Tribune montre que l'enquête menée à l'époque était peu sérieuse, que les témoignages des experts en incendie volontaires présentés au procès étaient sans valeur et que finalement rien ne prouvait que l'incendie ait été causé volontairement. Avant l'exécution, l'avocat de Cameron avait pourtant présenté à la plus haute cour du Texas et au gouverneur les rapports d'experts montrant que cet incendie avait été causé involontairement ; ces mêmes experts ont permis de libérer 8 mois plus tard, un autre condamné à mort, Ernest Willis, accusé d'un meurtre dans des circonstances identiques à celle de l'affaire de Cameron. Un juré de procès de Cameron a déclaré en apprenant les résultats de cette nouvelle enquête : " Est-ce que quelqu'un savait cela avant son exécution ? Maintenant, je vais devoir vivre avec ça pendant le reste de mon existence. Peut être que cet homme était innocent. "

Carlos DeLuna a été exécuté en 1989 pour le meurtre qu'un autre homme a plus tard admis avoir commis. Il avait été condamné sur l'identification rapide d'un témoin et avait toujours clamé que le tueur se nommait Carlos Hernandez ; le procureur a déclaré au procès que ce Carlos Hernandez était un " fantôme ". L'enquête publiée par le journal " Chicago Tribune " montre que Carlos Hernandez qui est mort en prison n'était pas un fantôme mais qu'il était bien connu des services de la police pour être un homme violent ; mais l'assistant du procureur qui connaissait cet homme n'a pas divulgué l'information à la défense et au jury du procès ; Hernandez a plus tard avoué à ses amis et ses fréres et sœurs qu'il avait commis le meurtre pour lequel Carlos DeLuna a été condamné. La sœur de Carlos DeLuna et les abolitionnistes du Texas ont demandé à l'administration Texane la création d'une commission qui examinerait les affaires pour lesquelles des condamnés à mort qui ont soutenu être innocents ont été exécutés. Jusqu'à aujourd'hui les propositions de loi pour créer une telle commission n'ont pas abouti.

Garry Graham - Shaka Shankofa - a été exécuté par l'Etat du Texas le 23 juin 2000 . Il avait 17 ans lorsqu'il a été accusé d'un meurtre lors d'un cambriolage d'un supermarché sur le témoignage d'une personne qui avait affirmé avoir reconnu le tueur ; mais deux autres témoins ont déclaré qu'il n'était pas le tueur mais ils n'ont jamais été interrogés par le procureur et n'ont pas été appelés à témoigner au procès ; trois jurés qui avaient voté pour la condamnation à mort de Skankofa ont déclaré qu'ils auraient voté différemment s'ils avaient eu connaissance de tous les éléments.

Joseph O'Dell a été condamné à mort par l'Etat de Virginie en 1986 pour viol et meurtre. Un test ADN prouvait qu'il était innocent mais il n'a pas été pris en considération. Il a été exécuté en 1997 malgré une vaste campagne internationale pour que sa vie lui soit épargnée.

David Spence exécuté en 1997 et Odell Barnes en 2000 au Texas et Leo Jones exécuté en 1998 en Floride pourraient aussi être innocents ; aucune preuve ne reliait David Spence aux meurtres dont il était accusé et les aveux de Leo Jones ont été extorqués par un policier et un enquêteur qui seront plus tard licenciés pour usage de torture ; plusieurs témoins avaient vu un autre suspect.

Il est donc clair que des hommes innocents ont été exécutés ; ce n'est pas l'avis du juge de la Cour Suprême des Etats-Unis, Antonin Scalia qui écrit dans une décision récente -Kansas v. Marsh- que dans l'histoire Américaine récente, il n'y a pas eu " un seul cas -pas un seul- dans lequel il était clair qu'une personne ait été exécutée pour un crime qu'elle n'a pas commis. " Le procureur du Texas qui a condamné à mort Ruben Cantu observera que " le juge Scalia devrait regarder seulement l'Etat du Texas, mon Etat. Cameron Willingham était certainement innocent. En fait dans le cas de Cameron Willingham, il n'y avait même pas de meurtre. Carlos de Luna, le plus récent, était probablement innocent. Et la personne que j'ai poursuivie en 1985, Ruben Cantu, était probablement innocente. Et peu importe si je suis concernée ou non dans ma position que Ruben Cantu était en fait innocent ou non : le système ne fonctionne absolument pas. Ce que nous voyons maintes et maintes fois ce sont des situations où des témoins qui n'ont aucune raison de mentir rétractent des témoignages et pour de bonnes raisons "

Le juge Scalia a sans doute aussi oublié que des condamnés à mort ont échappé de peu à l'exécution grâce à un combat sur de longues années et parfois à des négociations.

Certains condamnés à mort qui avaient des preuves substantielles de leur innocence n'ont pas été totalement innocentés mais ils ont été libérés des couloirs de la mort. Au Texas, Kerry Max Cook, n'a été innocenté qu'en avril 1999 grâce à des tests ADN ; il se battait pour faire reconnaître son innocence depuis 24 ans et a dû traverser 4 procès ; en 1997, il a été libéré sous versement d'une caution de 100 000 dollars qu'un donateur New Yorkais a versée dans l'attente de son quatrième procès. Avant son dernier procès en février 1999, pour obtenir sa libération définitive, il a dû négocier sa condamnation sans admettre sa culpabilité dans une procédure semblable à "l' Alford Plea "¹.

Certains condamnés à mort ont vu leurs condamnations à mort renversées puis ils ont accepté de plaider coupable (a guilty plea) pour un délit moindre afin de ne pas risquer d'être à nouveau condamné à mort au cours d'un nouveau procès. Ce fut le cas au Texas d'Andrew Mitchell condamné en 1981 et définitivement libéré en 1999 après avoir plaidé coupable pour conspiration dans les meurtres.

D'autres condamnés à mort dont la culpabilité n'était pas assurée ont vu leur condamnation à mort commuée en une peine de prison à perpétuité. Ainsi, au Texas la condamnation à mort de Henry Lee Lucas a été commuée en peine de prison à vie en 1998 par le gouverneur G. Bush sur recommandation, du bureau des Grâces. Mais deux enquêtes menées par le procureur général montraient qu'il était certainement innocent…

Des personnes sont aussi innocentées et sortent des couloirs de la mort dans d'autres circonstances. En juillet 2006 Andrea Yates, condamnée à mort au Texas en 2002 pour le meurtre de ses enfants vient d'être déclarée non coupable par un second jury ; après 13 heures de délibération et la visualisation de vidéos d'experts psychiatriques, les jurés ont considéré qu'elle ne savait pas ce qu'elle faisait en tuant ses enfants du fait sa maladie mentale. Elle sera donc transférée dans un hôpital psychiatrique de haute sécurité.

En ce mois d'août, un homme sort également libre du couloir de la mort Texan après avoir passé 20 ans en prison ; il s'agit de Martin Allen Draughon ; il avait été condamné à mort pour un meurtre commis au cours du cambriolage d'un restaurant. Il avait toujours maintenu qu'il avait seulement tiré en l'air pour impressionner les gens ; sa condamnation a été renversée en septembre 2004 lorsqu'il a été découvert que l'une des balles avait en fait ricoché et tué la victime. Au lieu de rejuger Martin Alen Draghon les procureurs ont décidé de lui proposer une " peine de 40 ans " calculée à partir du temps passé en prison ; aujourd'hui Martin est libre ou du moins presque libre ; jusqu'en 2026, il doit porter un bracelet électronique, il doit se présenter neuf fois par mois au bureau du Comté et s'il enfreint ces conditions il sera à nouveau incarcéré.

Pour éviter ces cas d'innocence des commissions commencent à se mettre en place. En Caroline du Nord une commission d'enquête indépendante prochainement mise en place sera chargée d'étudier les dossiers des condamnés à mort qui clament leur innocence et qui ont épuisé tous leurs recours.

C'est un progrès. Mais qu'en est-il des condamnés à mort dont la sentence est démesurée par rapport aux crimes commis, des condamnés à mort que les experts psychiatriques de l'accusation ne veulent pas reconnaître comme retardés mentaux, des condamnés souffrant de troubles psychologiques tels qu'ils sont incapables de réaliser qu'ils seront exécutés et enfin de tous les autres condamnés à mort qu'un système veut mettre à mort alors que 48%² de la population américaine préférerait les voir condamnés à une peine de prison à perpétuité ?

1) procédure qui permet à un accusé de ne pas admettre les faits et de maintenir son innocence tout en admettant qu'il existe des éléments suffisants pour convaincre un juge ou un jury de le déclarer coupable.

2) sondage Gallup mai 2006 - 47% des Américains sont favorables à la peine de mort ; 48% sont pour la réclusion à perpétuité et 5% n'ont pas d'opinion

sources : Death penalty Information Center - TCADP- les site de Kerry Max Cook et de Rick Halperin

sommaire

Actualité de la peine de mort

Les exécutions programmées en septembre et en octobre 2006 :

Septembre :

  • 12*   Farley Matchett - Texas
  • 19*   Daryl Holton - Tennessee -volontaire
  • 20*   Clarence Hill - Florida
  • 21    Stephen Treiber - Pennsylvanie
  • 25*   Pedro Sosa - Texas

Octobre :

  • 11    Jonathan Stephenson - Tennessee
  • 19*   Michael Johnson - Texas
  • 24    Jeffrey Lundgren - Ohio
  • 25*   Gregory Summers - Texas
  • 25*   Donnie Johnson - Tennessee

Pour connaître les autres exécutions des mois à venir et consulter les actions urgentes: http://people.smu.edu/rhalperi/ - http://www.amnesty.org/ - http://www.ncadp.org/ - http://www.desmainsunies.com/pdm/executions.htm

Cet été 16 exécutions ont eu lieu dont 7 au Texas. Parmi ces hommes mis à mort, Justin Fuller, 27 ans, était sans doute une réelle victime des dysfonctionnements de la justice Texane. D'après le San Antonio Express-News, il avait été défendu par un avocat qui avait rédigé un appel avec des répétitions incohérentes, des arguments confus, et un langage clairement emprunté à l'un de ses précédents cas, à tel point qu'il décrivait un autre crime. Après avoir perdu son appel, il a ensuite été défendu par un avocat tout aussi incompétent ; le nouvel appel rédigé qui reprenait mots pour mots les 5 points contestés dans le précédent appel comprenait 13 pages listant tous les documents de l'affaire et les 24 autres pages paraissaient recopiées des lettres de Justin Fuller si bien que certains passages de l'appel étaient rédigés sous une forme narrative à la première personne, avec pratiquement pas de référence à la jurisprudence. Tous ses appels ont été rejetés. Justin Fuller était accusé d'un meurtre horrible mais il soutenait qu'il n'avait pas tué la victime ; aujourd'hui, nous pouvons seulement dire que ce 24 août 2006, un homme a été tué par l'Etat du Texas. Il était peut-être coupable ou peut-être innocent. Avec de tels avocats, la justice n'a rien démontré

Toutes ces exécutions ont eu lieu par injection létale sauf celle de Brendon Hedrick, le 20 juillet en Virginie qui a eu lieu par électrocution à sa demande. Sur les 38 états qui pratiquent la peine de mort, 10 états prévoient dans leurs législations l'utilisation de la chaise électrique sans l'utiliser ; seul l'état du Nebraska l'utilise exclusivement. La chaise électrique est plutôt évitée.

Aujourd'hui, l'injection létale est aussi controversée. Plusieurs condamnés à mort ont déposé des appels contestant la constitutionnalité de cette méthode considérée contraire au 8ème amendement de la Constitution qui interdit les peines cruelles. Les juges et procureurs peu soucieux du code de l'éthique auquel est tenu le corps médical, tentent de résoudre la question en exigeant la présence d'anesthésistes qui superviseraient l'exécution pour s'assurer qu'elle ne provoque pas de souffrances au condamné à mort. Face à ces pressions, les associations des médecins anesthésistes et les associations américaines de médecins sont contraintes de rappeler à leurs membres de ne pas enfreindre le code de l'éthique en assistant à une exécution (voir aussi Le bulletin d'Anthony n°14 et 16).

Cinq détenus en 6 semaines ont demandé à abandonner leurs appels ; une date d'exécution leur a été immédiatement fixée. Le nombre de détenus abandonnant volontairement leurs appels tend à s'accroître du fait des conditions de détention effroyables des couloirs de la mort ; depuis 1976, ils représenteraient 12% des exécutions

Dans un jugement du 26 juin, (Kansas v Marsh) la Cour Suprême maintient qu'un accusé peut être condamné à mort si les circonstances aggravantes sont plus importantes que les circonstances atténuantes et même s'il y a égalité entre les deux. Cette décision qui a fait l'objet d'une âpre discussion entre les juges a été prise à 5 voix contre 4. Bien qu'elles ne soient pas favorables pour les condamnés à mort, cette décision est intéressante car elle met en évidence un sérieux débat parmi les juges sur la question de l'impartialité dans ce système de peine capitale. Ainsi le juge Davis Souter, dissident, écrit que des cas douteux peuvent être introduits dans les procédures de peine capitale et il cite les moyens de pression utilisés par les procureurs pour obtenir des condamnations, les fausses identifications et les faux aveux.

sommaire

Activité de l'association de ces derniers mois

L'association poursuit à Lyon ses réunions mensuelles d'information. Contactez le 06.25.29.44.12 pour connaître les dates et le lieu.

- 9 juin : manifestation contre la peine de mort à Lyon

- 11 juin : participation au forum des associations de la ville de Feyzin, " le Monde est mon village "

- 25 juin : l'association était présente à la journée champêtre " le temps des cerises " organisée par les éditions du Mont Popey.

- 2 juillet : nous étions au " Dye in " de Lyon. - participation à l'exposition : " Justice Pour Tous ? Des artistes réfléchissent à la peine de mort " qui avait lieu en mai 2006 à Austin au Texas. L'œuvre n'a pas été sélectionnée mais elle figure sur l'exposition en ligne comme les 700 autres œuvres d'artistes du monde entier : http://www.deathpenaltyartshow.org/.

 

 

Des livres à acheter ... contact : 06.25.29.44.12

Des Ames Unies à Anthony

Ecrits, poèmes et entretiens

Publié par les éditions du Mont Popey

Bon de commande

Sing a Testimony

 

 

Gospels

 

Paroles et musique d’Arthur Curry

 

15 $

Poems for Anthony

 

Une collection de 54 poems écrits par 19 prisonniers    

 

20 $

sommaire

EVENEMENTS DES PROCHAINS MOIS
7 octobre 2006 : prochaine réunion de l'association à LYON >>> En savoir plus
Le 10 octobre 2006 se tiendra la 4ème édition de la Journée mondiale contre la peine de mort, sur le thème " La peine de mort, les échecs de la justice " : exécutions de personnes innocentes, discriminations, procès bâclés, conditions de détention inhumaines… A Lyon, les associations préparent activement cette journée : stands, lectures, projections d'un film sont déjà à l'ordre du jour . Réservez cette date !
Les deux documentaires : " Paradise lost the child murders at Robin Hood Hills " et " Revelations paradise lost 2 " qui traitent de l'affaire des West Memphis 3, sortent en DVD vers le 15 septembre. Le premier film a été tourné en 1994 au moment du procès des West Memphis 3, trois jeunes en Arkansas accusés de meurtres sataniques d'enfants ; ils avaient 16, 17 et 19 ans ; on retrouve ces trois jeunes 4 ans plus tard, deux d'entre eux sont condamnés à perpétuité, le troisième est condamné à mort ; leur procès a été un simulacre de justice dans une atmosphère de rumeurs sordides. Des documentaires à voir absolument ! >>> pour en savoir plus : http://freewm3.free.fr/

Une nouvelle mise à jour du livre d'Anthony à paraître .

Réservez-là dès maintenant !

Bon de commande

Le 3ème Congrès mondial contre la peine de mort se tiendra à Paris du 1er au 3 février 2007 Pour en savoir plus >>> http://www.abolition.fr/ecpm/french/article.php?art=312

Evènements aus Etats-Unis - à signaler à vos amis américains ! Amnesty International USA organise un week end national sur la confiance en l'action contre la peine de mort. Pour en savoir plus >>> http://www.amnestyusa.org/faithinaction/activities.html

La marche annuelle contre la peine de mort aura lieu le 28 octobre à Austin (Texas)

 

© 2005 Association Des mains Unies pour la Justice - Reproduction avec accord de l'association


contact :

sommaire

page d'accueil