|
- 143 exécutions de 1977 à 1990
- 956
exécutions de 1991 à 2007 :
- 1997
: 74 exécutions
- 1998
: 68 exécutions
- 1999
: 98 exécutions
- 2000
: 85 exécutions
- 2001
: 66 exécutions
- 2002
: 71 exécutions
- 2003
: 65 exécutions
- 2004
: 59 exécutions
- 2005
: 60 exécutions
- 2006
: 53 exécutions
- 2007
: 42exécutions
- 2008
: 3 exécutions
| |
date
de l'abolition
|
| Alaska |
|
| Dakota
du Nord |
|
| Hawaî |
|
| Iowa |
|
| Maine |
1887
|
| Massachussets |
|
| Michigan |
1846
|
| Minnesota |
|
| New
Jersey |
2007
|
| New
York |
|
| Rhode
Island |
1850
|
| Vermont |
|
| Virginie
occidentale |
|
| Wisconsin |
1850
|
| District
de Columbia |
|
2
états condamnent
à mort mais n'exécutent pas :
En 2004,
les législations sur la peine capitale des Etats de New York
et du Kansas ont été déclarées anticonstitutionnelles.
Les Etats qui exécutent
le plus sont les Etats du Sud :
| Texas |
405
|
|
|
| Virginie |
98
|
|
Répartition
par régions au 25 mai 2008 :
-
Sud : 901 exécutions
-
Midwest : 127 exécutions
-
Ouest : 67 exécutions
-
Nord Est : 4 exécutions
-
Texas et Virginie : 503 exécutions
|
| Oklahoma
|
86
|
|
| Missouri |
66
|
|
| Floride |
64
|
|
| Caroline
du Nord |
43
|
|
| Georgia |
41
|
|
| Caroline
du Sud |
37
|
|
| Alabama |
38
|
|
| Louisiane |
27
|
|
| Arkansas |
27
|
|
| Ohio |
26
|
|
| Arizona |
23
|
|
| 2
- Les méthodes d'exécution |
5
méthodes d'exécutions existent aux Etats-Unis: l'injection
létale, l'électrocution, la chambre à gaz, la pendaison,
l'escadron. Tous les Etats excepté le Nebraska utilisent l'injection
létale ; mais certains Etats peuvent aussi utiliser les autres
méthodes en remplacement. Jusqu'en février 2008, le Nebraska
était le seul Etat a encore utiliser la chaise électrique;
mais la Cour Suprême de l'Etat l'a jugée non constitutionnelle;
elle n'est donc plus utilisée ; à ce jour la législation
de cet Etat ne prévoit pas d'autre méthode d'exécution.
(la dernière exécution au Nebraska qui compte 3 exécutions
depuis 1976, date de 1997).
Electrocution
: Alabama (choix pour les détenus condamnés avant juillet 2002),
Arkansas (choix pour les détenus condamnés avant 1983),
Foride (choix pour les détenus condamnés avant janvier 2002),
Kentucky (choix pour les détenus condamnés avant juin
1998), Nebraska, Tennesse (choix pour les détenus condamnés
avant janvier 1999), Virginie (choix)
Injection
: Alabama, Arkansas, Arizona, Californie, Colorado, Connecticut, Delaware,
Floride, Geogia, Idaho, Illinois, Indiana, Kansas, Kentucky, Louisiana,
Maryland, Missouri, Mississipi, Montana, Caroline du Nord, New Hampshire,
New Jersey, New Mexico, Nevada, New York, Ohio, Oklahoma, Oregon,
Pennsylvania, Caroline du Sud, Dakota du Sud, Tennessee, Texas, Utah,
Virginie, Washington (choix), Wyoming, Juridiction fédérale, Juridiction
militaire
Pendaison
: Delaware (choix pour les détenus condamnés avant juin 1986),
New Hampshire (choix), Washington (choix)
Armes
à feu : Idaho (choix pour certains), Utah (uniquement pour 4 personnes
ayant déjà choisi)
Chambre
à gaz : Arizona (choix pour les détenus condamnés avant
novembre 1992), Maryland (choix pour les détenus condamnés
avant mars 1994)
La
question de l'injection létale :
L'injection
létale est effectuée par l'administration successive de
trois substances chimiques : la première, le sodium thiopental
anesthésie le corps, puis le pancurium bromide provoque sa paralysie,
enfin, la troisième substance , le chlorure de potassium provoque
l'arrêt cardiaque et la mort.
Depuis
plusieurs mois, cette méthode est sérieusement remise
en cause par certains scientifiques qui soutiennent qu'elle est douloureuse.
Une étude publiée dans The Lancet en 2004 par l'école
de médecine de l'université de Miami démontre que
l'anesthésiant n'agit pas suffisamment longtemps pour rendre
indolore l'exécution. Cette étude avait été
conduite par le professeur LUBARSKY, un conservateur républicain
et chef du département de l'anesthésiologie de l'université
de Miami. Le résultat de la recherche montre que sur les 49 corps
de détenus autopsiés, 43 n'avaient pas suffisamment de
sodium de thiopenthal pour provoquer l'inconscience du condamné
à mort. Sans anesthésiant, la personne est asphyxiée
et ressent des sensations sévères de brulures et des crampes
musculaires importantes jusqu'à l'arrêt cardiaque. Certains
scientifiques ont contesté cette étude arguant que plusieurs
heures après l'exécution la concentration de drogues peut
augmenter ou diminuer car le sang circule toujours. L'un d'entre eux,
le professeur GRONER considère qu'il faut poursuivre les recherches
; selon lui l'injection létale n'est pas appliquée conformément
aux standards des anesthésies générales. "C'est
pourquoi les détenus ont un grand risque de souffrir. Le détenu
suffoque pour mourir alors qu'il semble complètement serein".
Source :Anesthesiologist's research cited in death-row inmate's appeal
- Carol Marbin Miller -Knight Ridder News Service
Plusieurs
détenus font appel de leur condamnation à mort arguant
que l'injection létale constitue une violation du 8ème
amendement de la Constitution qui interdit les châtiments cruels
et inhabituels. Pour certains, l'appel a été refusé
et ils ont été exécutés ; d'autres se sont
vus accordés un sursis. La Cour Suprême a en effet accepté
d'examiner l'affaire de Clarence Hill - Floride - dont le sursis avait
été accordé par le juge Anthony M. Kennedy. Hill
v McDonough.
La
douleur de l'exécution fait hésiter certains juges. Un
juge de Cour de District a exigé que du personnel ayant des connaissances
médicales assiste à l'exécution du prochain détenu
prévue pour ce 21 avril en Caroline du Nord(Willie Brown) pour
s'assurer de son inconscience. En mars 2006, en Californie, l'exécution
de Michael Morales a été reportée sur un ordre
similaire ; un juge fédéral avait demandé de modifier
le protocole et l'assistance d'un anesthésiste ; mais les docteurs
ont refusé au dernier moment leur participation à l'exécution
qui violait le code l'éthique.
En
septembre 2007, la Cour Suprême avait accepté d'examiner
deux appels concernant la constitutionnalité de l'injection létale
; mais dans une décision du 16 avril 2008, les juges à
ont déclaré par sept voix contre deux que les injections
létales ne constituaient pas un châtiment "cruel", banni par
la Constitution. (voir #LH3)
[
3 mai 2006 ] USA : un condamné met 1h30 à
mourir
Un
condamné à mort a mis plus d'une heure et demie à mourir mardi. Le
débat sur cette peine est relancé.
Le
Nouvel Observateur : http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=etranger/20060503.OBS6292.html=&host=http://permanent.nouvelobs.com/
L'exécution d'un homme par injection a pris
près d'une heure et demie mardi 2 mai dans l'Ohio, une durée particulièrement
longue qui va alimenter le débat sur cette méthode de mise à mort,
de plus en plus contestée aux Etats-Unis.
Le huitième amendement à la Constitution américaine interdit les "châtiments
cruels et exceptionnels".
Dans plusieurs états, dont l'Ohio, la Floride et la Californie, des
recours judiciaires ont été déposés contre l'injection létale, considérée
comme "cruelle et exceptionnelle" par les demandeurs. En Caroline
du Nord, la procédure a dû être modifiée pour une exécution le mois
dernier: un électro-encéphalogramme mesurait le degré de conscience
du condamné tandis qu'une équipe médicale se tenait prête à intervenir
en cas de besoin.
Ce n'était pas le cas mardi au Centre correctionnel de l'Ohio du Sud,
pour l'exécution de Joseph Lewis Clark, 57 ans.
Deux voies intraveineuses
La procédure veut que deux voies intraveineuses soient installées,
une dans chaque bras. Après avoir placé une aiguille dans le bras
gauche de Joseph Lewis Clark, l'équipe d'exécution a cherché une veine
dans le bras droit pendant environ 25mn, en vain.
A un moment, un membre de l'équipe a essayé de planter une aiguille
dans la jambe droite, en vain également.
Lorsque l'injection a commencé, uniquement par la voie du bras gauche,
Joseph Clark a levé la tête et a dit "ça marche pas". Des responsables
pénitentiaires ont ensuite expliqué que sa veine avait éclaté.
Après l'intervention du condamné à mort, le rideau a été tiré sur
la vitre derrière laquelle les témoins regardaient l'exécution. Ils
ont pu entendre Joseph Clark gémir et grogner. Le rideau a été rouvert
40 minutes plus tard, à 11h17. Le condamné avait les yeux fermés.
Il a soulevé la tête plusieurs fois et a respiré profondément avant
de s'étendre, sans vie. Le décès a été prononcé à 11h26.
Joseph Lewis Clark avait été condamné à mort en 1984 pour une série
d'attaques à main armée. Il avait tué un employé de supérette puis,
le lendemain, un employé de station-service. Il avait été arrêté trois
jours plus tard, après avoir blessé par balles un homme qui retirait
de l'argent à un distributeur de billets.
Le gouvernement fédéral a recours aux injections létales, ainsi que
37 des 38 états américains où la peine capitale est en vigueur -le
Nebraska utilise encore la chaise électrique.
D'après les associations anti-peine de mort, des batailles judiciaires
sont engagées contre la procédure d'injection dans au moins 14 états
américains.
(AP)
[
13 décembre 2006 ] 'interminable agonie d'un condamné à mort
en Floride
L'exécution
par triple injection mortelle violerait la Constitution américaine
L'AGONIE
Mercredi
soir, attaché sur la table d'exécution, Angel Nieves Diaz, 55 ans,
avait une aiguille dans chaque bras quand il a pu protester une
dernière fois de son innocence. Puis les autorités ont administré
les produits mortels, chargés successivement de l'endormir, de le
paralyser, puis d'arrêter son coeur. Mais au lieu de s'éteindre
paisiblement en quelques minutes, Angel Nieves Diaz a grimacé, frissonné,
lutté pour respirer, les yeux grands ouverts, avant d'être pris
de convulsions et de mourir au bout d'une longue demi-heure : les
aiguilles étaient trop enfoncées et les poisons ont été injectés
hors de ses veines.
Angel
Nieves Diaz avait pourtant déposé des recours pour contester cette
méthode d'exécution, tout comme nombre de ses codétenus. Spécifiquement
autorisés en juin par la Cour suprême du pays, ces recours avaient
été balayés par la justice de Floride. Vendredi, le gouverneur de
l'Etat, Jeb Bush, a annoncé une suspension des exécutions et la
création d'une commission d'enquête chargée de rendre ses conclusions
le 1er mars sur la procédure de l'injection mortelle
et son application dans les prisons de l'Etat.
UN
JUGE ET UN GOUVERNEUR
Le
débat sur la souffrance potentielle des condamnés exécutés par triple
injection est né l'année dernière, quand une étude a révélé que
certains cadavres de condamnés ne présentaient que de très faibles
doses de sédatif, laissant supposer qu'ils ont pu rester conscients
pendant l'injection des deux autres produits, extrêmement douloureux.
Vendredi
soir, un juge fédéral chargé d'un recours de Michael Morales, un
condamné de Californie (ouest), a estimé que la procédure utilisée
dans son Etat violait la disposition de la Constitution américaine
interdisant tout traitement "cruel et inhabituel".
La
procédure, et tout particulièrement l'utilisation des deux derniers
poisons, présente "un risque disproportionné de voir le condamné
éprouver une souffrance extrême", a dénoncé le juge Jeremy Fogel
après des mois de consultations et cinq journées d'audience en septembre.
Précisant qu'il n'était pas appelé à se prononcer sur le bien-fondé
de la peine de mort, ni même de l'injection, le juge a estimé que
les exécutions pouvaient se poursuivre avec un autre protocole,
par exemple en utilisant seulement une dose massive de sédatif.
"La pratique de l'injection (par l'administration pénitentiaire
californienne) ne marche pas mais peut être corrigée", a expliqué
le juge.
REFUS
DE MÉDECINS
Dans
plusieurs autres Etats, comme le Missouri (centre), le Kentucky
(centre-est), le Dakota du Sud (nord), des recours similaires ont
provoqué une suspension des exécutions, dans la mesure où la plupart
des solutions proposées par les tribunaux se sont heurtées au refus
des médecins d'intervenir dans la procédure. En juillet, l'association
des anesthésistes américains (American Society of Anesthesiologists
- ASA) a expressément demandé à ses quelque 37 000 membres de ne
pas répondre aux appels de la justice.
Mais
les arguments des détracteurs de l'injection n'ont par exemple pas
convaincu les tribunaux du Texas (sud), où 24 condamnés ont été
exécutés cette année. Face à cette disparité dans les décisions
de justice, il est possible que le débat parvienne un jour devant
la Cour suprême.
La
Cour suprême américaine justifie l'injection létale
LE MONDE | 18.04.08 | 15h02 Mis à jour
le 18.04.08 | 15h03
NEW
YORK CORRESPONDANT
Après un moratoire de plus de six mois, la Cour suprême américaine
a décidé, par sept voix contre deux, mercredi 16 avril, que les injections
létales ne constituaient pas un châtiment "cruel", banni par
la Constitution. L'administration de la peine de mort aux Etats-Unis
était de facto suspendue depuis que la Cour s'était saisie, en septembre
2007, du recours de deux condamnés à mort dans le Kentucky, Ralph
Baze et Thomas Bowling. Tous deux faisaient valoir que les injections
létales administrées dans plus de trente Etats américains peuvent
provoquer "une douleur insoutenable" lorsqu'elles sont mal
pratiquées.
Selon
le protocole en vigueur, la première substance est censée endormir
le condamné. La deuxième paralyse ses muscles et la troisième provoque
un arrêt cardiaque. D'après les avocats des plaignants, si la première
substance n'opère pas, la deuxième peut provoquer une "paralysie
consciente terrifiante" tandis que la troisième déclenche "une
douleur brûlante insoutenable lorsqu'elle s'écoule dans les veines".
La méthode s'est répandue en 1978, en remplacement des électrocutions,
des chambres à gaz, des pendaisons ou des pelotons d'exécution.
Dans certains cas, des injections létales plus longues que prévu
auraient provoqué d'intenses douleurs chez les condamnés.
Selon
le président de la Cour suprême, le juge John Roberts, les plaignants
n'ont toutefois "pas prouvé que le risque de souffrance lié à
une mauvaise administration" violait la Constitution. Il ne
suffit pas, a-t-il expliqué, qu'une méthode d'exécution puisse "provoquer
de la douleur, par accident ou comme conséquence inévitable du processus
menant à la mort" pour la rendre inacceptable.
Ralph
Baze, condamné pour avoir tué un shérif et son adjoint en 1992,
et Thomas Bowling, qui a tué un couple et blessé leur fils âgé de
2 ans, ne demandaient pas à être graciés. Ils voulaient être exécutés
au moyen d'une surdose de barbituriques, méthode utilisée pour l'euthanasie
des animaux. Mais, pour le président de la Cour, la technique comporte
"ses propres problèmes et n'a jamais été testée par aucun Etat".
Selon les experts, la décision des juges risque de relancer les
exécutions dans des Etats du Sud, comme le Texas ou l'Alabama. Quelques
heures après son annonce, le gouverneur de la Virginie, Tim Kaine,
a levé le moratoire sur les exécutions dans son Etat. "Les exécutions
vont reprendre conformément aux procédures en vigueur" avant
l'examen de l'affaire Baze, a-t-il dit. Kevin Green, condamné pour
le meurtre d'un commerçant en 1998, pourrait être exécuté dès le
27 mai.
Décevante
pour les opposants à la peine de mort, la décision de la Cour ne
signifie pas pourtant que les exécutions, dont le nombre est en
baisse régulière depuis 2000, vont reprendre de plus belle. Les
juges sont en effet apparus divisés sur les critères qui devraient
être pris en compte dans la contestation des techniques d'exécution.
Ils n'ont ainsi pas mis un point final à la possibilité de déposer
des recours.
Pour
les juges les plus conservateurs, Clarence Thomas et Antonin Scalia,
une méthode d'exécution ne viole la Constitution que si elle est
"délibérément conçue pour provoquer de la douleur". Les juges
Ruth Ginsburg et David Souter ont estimé, eux, qu'une méthode d'exécution
ne devait pas créer le "risque aisément évitable d'infliger une
douleur sévère et inutile". Ajoutant à la confusion, l'un des
juges, John Paul Stevens, a voté en faveur de la constitutionnalité
des injections létales par respect pour les décisions passées de
la Cour. Ce qui ne l'a pas empêché d'affirmer qu'après avoir siégé
plus de trente ans à la Cour, il jugeait désormais la peine de mort
anticonstitutionnelle. Après avoir rendu sa décision, mercredi,
la Cour suprême s'est penchée sur un autre dossier : déterminer
si le viol d'enfant peut être passible de la peine de mort.
|